Le Grand Entretien : Interview Lucas Fialaire CEO Keradom

Frédéric Serrière :

Nous sommes avec Lucas Fialaire, Co-fondateur et CEO de Keradom. Bonjour Lucas.

Lucas Fialaire :

Bonjour Frédéric.

Frédéric Serrière :

Peux-tu présenter ton parcours et l'activité de Keradom.

Lucas Fialaire :

Alors mon parcours, il n'a pas grand chose d'intéressant si ce n'est que j'ai la chance d'avoir co-fondé et de diriger Keradom. On a développé cette entreprise pour venir en aide aux acteurs du secteur médico-social et aussi plus largement à tous les acteurs des soins et services aux personnes dépendantes pour les aider dans leurs activités au quotidien. On peut les aider aujourd'hui grâce à la technologie qu'on a développée pour répondre à plusieurs de leurs besoins dans leurs activités.

Frédéric Serrière :

Alors justement avez-vous des exemples de champs dans lesquels vous pouvez les aider ?

Lucas Fialaire :

Aujourd'hui, on propose deux solutions aux professionnels du secteur. La première c'est la solution de recrutement Keradom Pro, qui accompagne nos clients que sont les agences SAAD et SSIAD, les structures d'accueil type EHPAD ou maisons médicalisées, dans leur recrutement de personnel qualifié. Depuis des années, le secteur a besoin de personnel, de travailleurs qualifiés et nos clients ont beaucoup de mal à attirer des talents et à pouvoir recruter au sein de leurs équipes. C'est pour cela qu'on a développé une solution ATS digitale, Keradom Pro, qui leur permet de recruter mieux et plus vite le personnel qualifié dont ils ont besoin. La deuxième proposition de valeur de Keradom c'est nos formations Keralearn, qui sont des formations en e-learning et qui permettent aux travailleuses et aux travailleurs que sont les aides à domicile, les auxiliaires de vie, les aides soignantes et les infirmières, de pouvoir se former pour acquérir de nouvelles compétences ou pour renforcer leurs compétences afin de revaloriser leur savoir-faire mais aussi leur savoir-être, tout au long de leur carrière.

Frédéric Serrière :

Concernant le recrutement, comment tu décrirais la situation du recrutement et de l'emploi dans les services à domicile ?

Lucas Fialaire :

Ce n'est pas un scoop, le secteur est en crise, il y a un vrai besoin de recrutement. Malheureusement, la majorité des acteurs du secteur ont un problème et n'arrivent pas à trouver des solutions pour recruter. Il y a des problèmes structurels, d'abord ce sont des métiers qui sont difficiles. Ce sont des métiers où il faut se lever de bonne heure, où quand on est sur des services à domicile notamment en zone rurale, il faut être derrière son volant et parcourir des centaines de kilomètres la semaine. Ce sont des métiers qui sont malheureusement peu valorisés, on entend encore trop souvent "ouais enfin bon, aider les personnes âgées c'est quand même pas très dur". Bah si, que celui ou celle qui n'a jamais aidé une personne âgée se prive bien de porter un jugement sur ces métiers qui sont très durs. Ce sont des métiers où l'évolution de carrière, malheureusement, n'est pas évidente pour deux raisons. D'abord, parce que ce sont des métiers comme je disais qui sont peu valorisés, donc on va pas forcément inciter les travailleurs à évoluer tout au long de leur carrière, puis quand tu commences à 20 ans en tant qu'aide à domicile, ton évolution de carrière, elle n'est pas aussi excitante que quand tu rentres en tant que jeune cadre diplômée dans une start-up ou dans une boîte du CAC 40. C'est aussi une évolution de carrière qui est difficile parce que 9 travailleurs sur 10 sont des femmes donc sont des travailleuses et ça s'ajoute aux aléas de la vie de ces femmes, quand elles ont des enfants, quand elles ont besoin de faire des mi-temps ou alors des tiers-temps. Vient s'ajouter à cela le manque de bénéfices que les agences génère chaque année, il y a des prix conventionnels notamment sur les personnes dépendantes qui sont fixés par les collectivités et qui ne sont pas les mêmes d'une collectivité à une autre. C'est un secteur où on fait très peu de marge et qui dit très peu de marge, dit une capacité d'investissement et de valorisation du personnel limité pour les professionnels, il faut le dire clairement, c'est pas des salaires qui font rêver. Enfin, on a tous dans notre entourage des jeunes personnes, j'en connais pas beaucoup qui me disent "moi mon rêve c'est d'être aide à domicile".

Frédéric Serrière :

Pour toi, il n'y a pas assez de personnes qui souhaitent travailler dans ce secteur là ou c'est que la demande ne rencontre pas l'offre ?

Lucas Fialaire :

Alors les deux, il y a énormément de demandes de personnel qualifié pour une simple raison. Dans les pays occidentaux et notamment en France, les gens vieillissent et vieillissent de plus en plus longtemps. On estime, selon des chiffres qui sont sortis à la fin de l'année dernière par la DARES, que d'ici à 2040 pour répondre à l'augmentation du vieillissement de la population, c'est 4 millions de recrutements qu'il va falloir faire. Ça c'est en tenant compte du turnover sur ces métiers qui est très élevé : 16%. Entre les démissions, les burn-out, les départs à la retraite puisque l'âge médian de ces travailleurs est de 51 ans.

La demande en jeunes talents elle est élevée et elle le sera de plus en plus. Les diplômes d'état, les BEP,  les CAP, les BTS sur les métiers du médico-social, n'attirent pas, il n'y a personne dans les salles de formation. C'est malheureux, c'est un fait, mais en même temps il y a beaucoup de métiers comme ceux là qui sont difficiles, qui ne sont pas très bien rémunérés, pas assez, et donc naturellement les jeunes aujourd'hui ce ne sont pas des métiers qui les font rêver et qui les font entreprendre ce genre d'étude. Après, l'avantage c'est que ce sont des métiers qui peuvent être appris sur le tas et c'est d'ailleurs ce que font beaucoup d'agences et de structures dans ce secteur, qui forment leur personnel sur le tas, faute d'avoir du personnel sortant d'école. Elles acceptent de recruter des travailleurs qui ne sont pas du tout du secteur, qui sont éloignés de l'emploi ou qui viennent d'autres secteurs... Et puis tu as des talents qui sont hyper engagés, hyper motivés, qui adorent leur métier malgré les difficultés, malgré tout ce qu'on peut penser de ce secteur et qui ne trouvent pas forcément le bon employeur. Et malheureusement, je dirais que les acteurs actuels n'ont pas d'autres choix que de revoir leurs process de recrutement. Ils sont obligés de s'adapter à la manière dont les candidats aujourd'hui cherchent un employeur, parce qu'il ne faut pas oublier que recruter quelqu'un c'est lui faire certes une proposition de travail mais c'est lui demander de travailler chez vous et quand vous êtes beaucoup à vouloir recruter les mêmes personnes, il y a un moment donné qu'est ce qui fait que Julie ou Marc, aurait envie de venir travailler chez vous plutôt que chez votre concurrent qui est à 50 mètres de votre agence.

Frédéric Serrière :

Comment vous abordez cette situation avec Keradom Pro ? Vous arrivez quand même à fournir du personnel à vos clients SAAD par exemple ?

Lucas Fialaire :

Alors nous on n'apporte pas de solution, nous on permet à nos clients de se libérer du temps pour justement mettre en place cette solution. Nous on est une boîte technologique, on maîtrise parfaitement la technologie, on maîtrise parfaitement les relations avec des chercheurs d'emploi, mais on n'est pas sur le terrain, tous les jours, à gérer le quotidien et à mettre en place des actions qui font que nos clients sont des employeurs envers qui les candidats ont envie de se projeter. Par contre, tout notre métier c'est de permettre à nos clients de se dégager du temps et pour bien connaître ce secteur, les journées des professionnels du secteur sont très chargées et travaillent même le week-end, c'est leur permettre de se dégager du temps justement pour pouvoir mettre en place différentes actions qui feront que leur entreprise ou leur agence sera attrayante pour les candidats, donc concrètement comment ça marche :
Sur Keradom Pro, nos clients ont un espace recruteur, depuis lequel ils ont accès à une CVthèque qualifiée et mise à jour régulièrement, tous les mois et où ils peuvent publier des offres d'emploi qu'on va systématiquement multi-diffuser sur les différentes plateformes de jobbing partenaires, avec lesquels nous travaillons ; Indeed, Pôle Emploi, Meteojob, BimBam job, tout un tas de plateformes d'emploi, sur lesquelles nous on va multi-diffuser automatiquement et pour lesquelles on va systématiquement pré-qualifiés chacune des candidatures reçues et ça c'est un gain de temps énorme, on estime entre 15 et 20% de temps économisé pour nos clients, ce qui est énorme, parce que justement on va pré-qualifier chacune des candidatures et qu'on va distinguer les bons profils des mauvais profils. Parce que le gros problème aujourd'hui de nos clients, alors il y a ceux qui n'arrivent pas à avoir assez de candidats mais ça malheureusement le territoire, il n'y a pas une équité territoriale, il y a des zones où c'est très facile d'avoir du monde, notamment les zones urbaines et d'autres, les zones rurales où c'est très compliqué d'avoir des candidats, donc il y a ce problème de flux et puis il y a aussi le problème de qualité quand vous recevez dans la même semaine 150 cv qu'il faut regarder pour trier les bons des mauvais profils, bah en fait tout le temps que vous avez perdu à mettre de côté les 80% de profils qui correspondent pas à ce que vous recherchez, c'est à peu près ça soit entre 80 et 90% de mauvais profils et bah finalement les 10% de bons profils, vous avez très peu de temps à leur allouer pour leur expliquer le job, pour les faire venir très vite chez vous, leur vendre la mission et puis ensuite parce que recruter c'est bien mais garder le salarié après 1 mois, 2 mois, 3 mois de travail, c'est mieux. Et on sait que sur ce secteur, 2 recrutements sur 5 en moyenne, pète au bout du premier mois d'embauche, parce que justement peut-être qu'il y a eu assez de temps alloué à intégrer les nouvelles recrues, à être à leur écoute, mais ça vaut dans notre secteur, ça vaut dans tous les secteurs. Moi chez Keradom, mes collaborateurs et collaboratrices quand on les recrute, les 3 premiers mois chez nous on est à leur disposition, aux petits oignons, parce qu'on sait que c'est là où ils peuvent avoir des questions, ils peuvent avoir des frustrations, ils peuvent partir peut-être dans des directions diverses et donc c'est hyper important d'aborder les nouveaux collaborateurs et de les faire se sentir bien à leur place. Quand vous passez la majeure partie de votre temps à distinguer les mauvais profils et à diffuser sur toutes les plateformes à la recherche du candidat idéal, tout ce temps là c'est du temps que vous n'allez pas focaliser sur les bons profils qui vont vouloir venir travailler chez vous et qui va vous falloir intégrer de la meilleure des façons.

Frédéric Serrière :

Donc en fait si je suis une SAAD et que j'utilise Keradom Pro, je bénéficie d'une CVthèque de personnes qui sont qualifiées, enfin qui sont cohérentes avec ce que je recherche ?

Lucas Fialaire :

Exactement, plus que la CVthèque, où finalement c'est une base où par opportunité vous pouvez proposer à des candidats en recherche d'emploi de venir travailler chez vous, la vraie force de Keradom c'est quand vous allez publier des offres d'emploi sur votre espace Keradom Pro. Parce qu'on va vous faire gagner du temps, parce qu'on va aller multi-diffuser sur toutes les plateformes partenaires avec lesquelles on travaille, ce qui vous évite de le faire vous-même et ça ça prend du temps. Et la deuxième chose, c'est qu'on va pré-qualifier chaque candidature pour ne vous présenter que les bons profils qui correspondent exactement à ce que vous recherchez et qui veulent venir travailler chez vous. Et parce qu'on a développé certaines features un peu sympa, vous ne perdez pas de temps à remercier les candidats vous n'avez pas gardé, vous ne perdez pas de temps non plus à partager l'information avec les différentes personnes de votre structure qui sont en lien avec vous sur le recrutement (la responsable du secteur, la responsable des rh etc). Tout est centralisé et tout est automatisé sur Keradom Pro pour donner à nos clients la meilleure expérience possible dans leur recrutement.

Frédéric Serrière :

Que je sois une petite structure ou une grande structure, j'ai autant d'intérêt à utiliser Keradom Pro ?

Lucas Fialaire :

Oui, après vous n'avez peut-être pas la même utilisation de Keradom Pro, c'est à dire qu'on a des clients qui ont un besoin permanent de recruter, on a des clients qui ont plusieurs agences, qui ont une sorte de siège qui va gérer le recrutement pour l'ensemble de leurs agences et donc sur une année, en permanence vous avez des besoins de recrutement. Et puis on a des clients qui ont des petites structures, des agences ou des petits EHPAD, des petits SSIAD et qui eux vont être sur des recrutements ponctuels, notamment au printemps pour préparer l'été, l'été pour préparer la rentrée de septembre, éventuellement pendant les fêtes. Donc ils vont avoir moins besoin de recruter tout au long de l'année mais vont avoir par contre des mois très importants sur lesquels ils vont devoir recruter. Petite ou grande structure, des départs en vacances ou des congés ou des départs à la retraite ou des démissions ça arrive, dans n'importe quelle structure.

Frédéric Serrière :

J'imagine que ça fonctionne par abonnement, donc si je suis un petit SSIAD ou un grand SSIAD, est-ce que ça change quelque chose dans l'abonnement ?

Lucas Fialaire :

Alors nous chez Keradom on a une règle c'est qu'on veut laisser le libre choix du client de payer nos services, ils ne sont obligés à rien du tout. Donc pour ça on a développé un système d'abonnement qui peut être pris avec ou sans engagement. Donc vous êtes une structure, grosse, petite ou moyenne, qui n'avait des besoins que ponctuels, en gros il y a 2, 3 ou 4 mois dans l'année où vous avez besoin de payer nos services, et bien vous pouvez prendre un abonnement sans engagement, que vous payez mois par mois. Vous avez envie de payer pour 1 mois, vous n'avez plus envie de payer, vous arrêtez, vous n'êtes engagés à rien. Et puis tu peux avoir des structures qui ont des besoins réguliers tout au long de l'année et qui là du coup, vont prendre des abonnements à l'année parce que ça revient moins cher, il y a une remise tarifaire sur le prix de l'abonnement, mais parce que voilà ils vont avoir des besoins tout au long de l'année. Après, que tu prennes avec ou sans engagement, une fois que tu as créé ton espace Keradom Pro, il t'appartient. Et même si tu l'as utilisé deux mois et que pendant deux mois tu arrêtes de l'utiliser, quand tu reviens deux mois plus tard, tu as toujours l'historique de tes recrutements passés et des offres d'emploi ont été publiées. Et on a même développé une offre gratuite qui permet à ceux qui ont très peu de moyens mais des besoins, de pouvoir utiliser une version limitée, mais une version quand même, de notre solution de recrutement.

Frédéric Serrière :

J'imagine que certains doivent se servir de cette version pour tester.

Lucas Fialaire :

Oui oui il y en a, après on n'est pas derrière tous les gens pour savoir s'ils utilisent gratuitement parce qu'ils veulent tester ou s'ils utilisent gratuitement parce qu'ils ne peuvent pas se payer nos services, maintenant oui on a beaucoup de personnes qui commencent en gratuit et qui ensuite deviennent clients. Après, beaucoup de nos clients prennent tout de suite un abonnement sans engagement, l'avantage par rapport à la formule gratuite c'est que tu as une palette de fonctionnalités qui te permet réellement d'apprécier l'entièreté des solutions de l'outil versus la formule gratuite.

Frédéric Serrière :

Dernière question, je suis un SSIAD, je suis intéressé par Keradom, je commence par quoi ?

Lucas Fialaire :

Bah tu commences par m'appeler ou appeler une personne de nos équipes. Nous c'est simple, pour créer l'espace recruteur vous pouvez bien sûr nous appeler ça c'est simple, mais tu peux aussi aller sur notre site internet www.pro.keradom.fr, je pense que tu mettras le lien dans la description de la vidéo, et donc là tu peux créer toi-même ton espace recruteur. Il y a un tutoriel qui t'explique comment aller consulter les profils dans la CVthèque, comment rédiger ta première offre d'emploi pour qu'on la multi-diffuse et pour qu'ensuite on fasse la pré-qualification des candidatures, qui t'explique également où est-ce que vont arriver les profils qu'on aura validé et pré-qualifié pour toi, comment est-ce qu'après tu peux les organiser en fonction des différentes étapes des process de recrutement, comment inviter d'autres collaborateurs à rejoindre l'espace Keradom Pro si tu veux avoir une gestion collaborative à plusieurs... Bref tout est clair et tout est simple, donc si tu veux utiliser Keradom Pro, soit tu vas directement créer ton espace, tu regardes et puis si tu as des questions tu peux nous joindre par chat tous les jours, par téléphone ou par mail. Soit alors tu nous écris ou tu nous appelles, on a notre standard et après on revient vers toi dans les plus brefs délais.

Frédéric Serrière :

Super, un mot de conclusion ?

Lucas Fialaire :

Écoute oui, on s'est lancé il y a trois ans sur le secteur maintenant, moi je viens pas du tout ce secteur là, mais ma précédente société c'était une société tech aussi mais dans la communication et l'impression de photos. C'est un secteur qui n'est pas facile, qui comme ça de loin peut paraître pas très "sexy" pour des jeunes entrepreneurs et des jeunes entrepreneuses, parce qu'il y a des problématiques structurelles, il n'y a pas beaucoup d'argent, tu vends pas une solution marketing à des boîtes du CAC 40. Mais c'est un merveilleux secteur qui donne vraiment envie de se défoncer parce que toutes les toutes les femmes et tous les hommes de ce secteur là sont des gens passionnés, enfin du moins ceux qui y travaillent avec coeur, qui soulèvent des montagnes tous les jours, le week-end, sans relâche et se battre pour permettre à ces gens là d'avoir une vie un peu plus plaisante et ne pas s'embêter avec toutes les problématiques auxquelles la technologie peut répondre, elle peut pas tout faire mais elle peut faire certaines choses, eh ben ça c'est hyper gratifiant. Et j'encourage vraiment toutes celles et ceux qui veulent se lancer dans ce qu'on appelle maintenant la Silver économie, ils mettent de l'anglais de partout mais c'est à la mode, de le faire. Ça ne sera pas facile, c'est sûr, il y a pleins de problématiques structurelles et conjoncturelles, mais c'est passionnant. Il ne faut pas oublier que chaque travailleur à qui on permet de trouver un job, chaque client à qui on permet de recruter un talent, chaque travailleur à qui on permet de se former, bah en bout de chaîne, ce sont nos proches dépendants qui en bénéficient, ce sont nos parents, nos grands-parents mais ce sont également les personnes dans notre entourage, qui sont handicapées et donc tout ce qu'on fait a un sens. Et à l'heure où trouver un sens et donner un sens à son travail est à la mode et est très recherché, c'est bien, bah se battre pour nos proches dépendants je trouve que c'est une belle mission.

Frédéric Serrière :

Super merci Lucas Fialaire, je rappelle que tu es CEO de Keradom, merci beaucoup.

Lucas Fialaire :

Merci à toi.